Airmed, déesse des Simples

Il est courant pour une sorcière de se sentir connectée, en affinité particulière avec une déité. Pour ma part, je n’ai pas ressenti ce lien avant longtemps. Bien entendu, je me retrouvais un peu chez certaines déités tels Morrigan, Cybèle, Hécate ou bien Dagda mais sans pour autant me sentir totalement dévouée et en lien avec celle-ci. Je me sentais attirée par une déesse dont je ne connaissais le nom, une déesse de la nature, une déesse sensible, une déesse aux grands pouvoirs, une déesse guérisseuse.

Cette déesse, je l’ai enfin trouvé. Airmed, Airmid, Airmeth. Son nom signifie la mesure, elle est la déesse de la médecine, de l’art de guérir et des plantes médicinales. Elle appartient aux Tuatha Dé Danann, les dieux les plus anciens et les plus puissants du monde celte. Pour la petite histoire, les Tuatha Dé Danann sont des dieux venus des îles du nord du Monde accompagnés de talismans magiques puissants. Ils s’installèrent en Irlande et menèrent une bataille sans merci contre les Fir Bolg (précédents envahisseurs de l’île).

Airmed connait donc toutes les plantes médicinales, leurs vertus et leurs emplois. Elle est chargée de veiller sur Sláine, source de guérison. Cette fontaine magique possède de nombreux pouvoirs, l’eau associée aux plantes permettait de guérir les blessés ainsi que de ressusciter les morts (tant qu’ils ne sont pas décapités…). Lors de la fameuse bataille de Mag Tured, contre les Gir Bolg, elle récolte toutes les plantes requises pour charger de pouvoir Sláine, le puits sacré. En tant qu’enchanteresse puissante, elle chantait une incantation permettant aux morts de revenir dans ce monde.

Une légende raconte que le père d’Airmed, Diancecht, devint extrêmement jaloux des pouvoirs grandissants de sa fille et de son fils, Miach. Etant également guérisseur, Diancecht avait été appelé auprès du roi Nuadha, qui avait perdu un bras durant la guerre. Diancecht pansa la plaie et mis en place une prothèse d’argent. Mais Miach, aidé par Airmed, réussi à greffer un réel bras de chair et de sang au roi. Fou de jalousie, le père tua son fils. Airmed, accablée par le chagrin, laissa couler ses larmes sur la tombe de son frère. Ces larmes permirent à toutes les herbes médicinales du monde de pousser, sitôt que la tombe de son frère en fut couverte. Airmed décida de les cueillir et de les organiser en même temps que les plantes lui susurraient leurs propriétés. Une nouvelle fois, Diancecht intervint et dispersa toutes les plantes de sorte à ce qu’aucune personne ne puisse connaitre parfaitement leurs usages, hormis Airmed.

Vous l’aurez compris, Airmed est la déesse herboriste par excellence. Elle seule se souvient de toutes les plantes, de leurs propriétés et de leurs usages.

Le chant d’Airmed

Je cueillerai la plus juste des achillées,
Que plus bienveillant sera mon visage,
Que plus chaleureuses seront mes lèvres,
Que plus sages seront mes paroles,
Soit mon discours rayons du soleil,
Soit mes lèvres sève de fraise.
Puis-je être une île dans la mer,
Puis-je être une colline sur la rive,
Puis-je être une étoile dans le déclin de la Lune,
Puis-je être un appui pour les faibles,
Je peux blesser chaque homme,
Aucun homme ne peut me blesser.

Retracer depuis votre site internet.

Vous pourriez aussi aimer

Commentaires

Laisser un commentaire

Close
%d blogueurs aiment cette page :