Le Dieu Cornu & la Triple Déesse

Voilà un sujet fort complexe ! Pour ma part, j’ai mis énormément de temps avant de comprendre la réelle identité et le rôle de ces déités. Je pratique depuis plusieurs années mais je ne m’étais jamais penchée sur cet aspect de la magie. Tous ces dieux, déesses de multiples origines et aux fonctions diverses ne me parlaient pas du tout et j’avais beaucoup de mal à m’identifier à eux. Mais il y a quelques temps, et après quelques lectures, j’ai eu un déclic. Je sais maintenant qui ils sont.

Soyons honnêtes, lorsque l’on est païen, on peut se perdre rapidement entre le panthéon celtique, grec, romain, gaulois, égyptien… Et en plus de toutes ces divinités on nous parle sans cesse « du dieu » et de « la déesse ». C’était un vrai foutoir dans ma tête ! Mais voilà, de même que la lumière a ébloui le sabbat d’Ostara, elle a illuminé mon esprit. Et au final, je me dis qu’auparavant je n’étais peut-être pas assez mure dans ma spiritualité pour comprendre ceci : toutes les divinités aux nombreux rôles que l’on peut trouver dans les différents panthéons ne sont rien d’autres que des facettes du Dieu et de la Déesse. Le Roi Houx, l’Homme Vert, Pan, Cernunnos sont des aspects du Dieu Cornu, adaptés selon les croyances de l’époque. De même, Hécate, Isis, Brigid, Artemis, Demeter sont quelques-uns des visages de la Déesse. Cela peut paraitre évident pour certains, ce ne l’était pas pour moi.

Le Dieu Cornu et la Triple Déesse sont des divinités complémentaires. Le Dieu est le symbole du soleil, de la fertilité, de la sexualité, des animaux et de la nature sauvage, de l’été, de la chasse, de la mort et du renouveau, de la guerre, des récoltes. On lui attribut le plus souvent une tête d’animal, ou du moins des cornes (cerf, bouc, taureau…). La Déesse quant à elle symbolise la nuit, les trois phases de la lune par correspondance aux trois âges de la femme, les étoiles, la fertilité des sols, les cataclysmes, l’eau, l’enfantement, la beauté, la divination, la sagesse, la destruction. Elle est la Déesse de la Terre, mère de toute chose. Vous l’aurez compris, chaque divinité possède différents attributs sans pour autant être noir ou blanc. C’est un savant équilibre des deux.

Après avoir compris ces nombreuses choses, j’ai cherché à me connecter à ces divinités. Et là, ce fut un échec total. J’ai eu besoin d’un second déclic pour enfin y arriver. Il a fallu que je me sorte totalement de la tête ce stéréotype du Dieu que l’on nous apprend tout jeune. Ce Dieu monothéiste qui règne en maître et pour qui nous ne sommes que des fourmis. Ce Dieu si loin et intouchable. Ce Dieu invincible. Le Dieu Cornu et la Déesse sont éternels c’est certain, mais chacun nait, vit et meurt à son tour pour renaître la saison venue et former un cycle sans fin. En réalité, le Dieu et la Déesse sont partout autour de nous. Le Dieu Cornu est le Soleil, la lumière, tout autant que la biche sauvage que je vais surprendre au détour d’une balade. De même, la Déesse est la Lune, la pluie, la moindre fleur, tout autant que l’arbre sous lequel j’aime méditer. Je retrouve les déités dans chaque pas de mon quotidien, dans chaque parcelle de Nature, dans chaque coïncidence trop belle pour être vraie, dans chaque travail divinatoire.

Pour la première fois, il y a quelques jours, peu après le sabbat d’Ostara, le Dieu Cornu s’est invité dans mes rêves. Je ne vous raconterai pas ce qu’il s’y passait car cela est personnel, mais plutôt de mon ressenti. Tout a commencé lors de ce fameux matin, où je me suis recouchée après le travail, exténuée de ma semaine. Je suis entrée dans un état très proche de rêve lucide, un état que je n’avais encore jamais exploré. J’étais endormie dans mon lit, mais je percevais très clairement ce qu’il se passait autour de moi : le chant des oiseaux, un chien qui aboie au loin, le facteur qui passe, le soleil de ma fenêtre qui me baigne de sa lumière… mais en même temps je n’étais pas là. J’entendais tantôt, de façon très nette et claire, ma mère parler à ma soeur de mon neveu, tantôt je voyais et lisais des écriteaux et ouvrages… Je sentais « physiquement » chaque détail de mon songe : les odeurs, ce que je tenais dans la main, etc. Et soudainement, je me suis retrouvée dans ma chambre, toujours endormie, et je l’ai vu. Le Dieu Cornu. Plus tard, lorsque je me suis réveillée, j’ai eu beaucoup de mal à mettre les choses au clair dans mon esprit. Était-ce juste un rêve ou un peu plus ? Tous mes sens me disait que c’était réel, mais ma prudence et mon égo me disait de rester modeste. Après tout, je n’ai rien d’exceptionnel pour mériter une visite du Dieu en personne.

Alors j’ai cogité, puis j’ai décidé d’interroger mes oghams, histoire d’en avoir le coeur net. Ma question était simple : quel était le message de cette visite ? Je comptais réaliser un tirage en sortant un ogham seulement. Mais lors du tirage, ma main s’est posé sur un premier et une fraction de seconde plus tard sur son voisin. C’est une chose qui m’arrive rarement alors j’en ai déduis que ces deux oghams devaient répondre à ma question, certainement avec des temporalités différentes. Les deux oghams sortis de ce tirage : en premier, Beith (le bouleau) et en second, Eabadh (le bosquet sacré). Le premier indique le renouveau, l’énergie printanière, la purification, l’énergie vitale. Le second révèle le destin, la spiritualité acquise, l’être mystique accompli, la connaissance du cosmos, des énergies et de la Nature. Alors que j’étais en train de découvrir le sens de ce tirage, j’ai souris, et j’ai vite compris que ce sourire n’était pas le mien mais le sourire malicieux du Dieu Cornu qui vient de dévoiler un peu de son mystère.

Chant du Dieu Cornu & de la Triple Déesse

Elle est la mère de toute chose, par delà le Temps
Il est son fils, son plus fidèle amant
Ensemble ils règnent dans une roue infinie
De la chaleur du jour à la fraicheur de la nuit

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