[TAG] Portrait de sorcière

J’ai eu envie, il y a quelques jours, de lancer un petit TAG sur la blogosphère pour apprendre à se connaitre un peu mieux entre païens. Ce TAG est plus ou moins réalisé sous la forme d’un portrait chinois, mais en plus développé ! En effet, je trouve le principe du portrait chinois très intéressant pour apprendre à connaitre quelqu’un, mais parfois cela ne suffit pas. On peut très bien choisir une réponse à une question pour des multitudes de raisons différentes, c’est pourquoi un brin d’explication est également demandé dans ce TAG.

Pour celles qui ne connaissent pas, le principe est simple, je réponds aux questions et je tague une autre blogueuse qui devra à son tour y répondre et taguer à nouveau quelqu’un, etc… Mais cela ne vous empêche pas pour autant d’y répondre dans les commentaires ! Pour ma part, je tague la belle Lisbeth du blog Craigh Na Dun.

 

Si j’étais…

 

I. Un sabbat : Beltane

Bien que j’affectionne particulièrement le sabbat de Samhain avec sa forte ambiance spirituelle et convergence d’énergies, c’est le sabbat de Beltane qui m’attire le plus. La tradition celtique des feux de Beltane, l’arbre de mai, les couronnes de fleurs, la rosée de mai, la célébration de la lumière et de la fécondité… Rien que d’y penser, ce sabbat m’anime d’un feu intérieur si agréable ! Vous le savez, je suis une grande solitaire dans ma pratique, mais ce sabbat me donne envie de retrouver d’autres acolytes et de danser autour d’un feu au son des percussions !

II. Une plante magique : de la sauge

C’est presque difficile d’expliquer ce choix, car cela a été une réponse systématique. Mais cela vient certainement du fait que j’utilise très souvent cette plante dans les trois domaines qui forment ma vie : spiritualité, paysage et herboristerie. En effet, je l’utilise régulièrement pour des travaux de purifications du foyer. Au jardin, il faut l’avouer, elle est magnifique ! Et enfin, en herboristerie, qui ne connait pas le dicton moyen-âgeux « un homme peut-il mourir alors que la sauge fleurit dans son jardin ? ».

III. Une saison : l’automne

J’adore l’ambiance mystique de l’automne ! Les couleurs, le temps, la brume matinale, les champignons, l’odeur des châtaignes qui grillent près de la cheminée, s’enrouler dans un plaid bien douillet avec une tisane bien chaude… Sans compter le sabbat de Samhain qui se déroule autour du 31 octobre, nuit magique par excellence.

IV. Une divinité : Airmed

Comme vous l’avez lu dans mon précédent article, Airmed est la déesse celte des plantes médicinales, du savoir des simples, de l’art de la guérison. Je me sens en totale adéquation avec ce qu’elle représente et avec ses pouvoirs.

V. Une pierre : la Merlinite

La merlinite (j’en parle ici), est une pierre sacrée pour ceux qui utilisent les pierres en magie. Elle est en parfaite adéquation avec les quatre éléments et permet de développer considérablement les pouvoirs extrasensoriels et psychiques. Je l’apprécie pour ses vertus mais aussi pour son symbolisme de dualité, d’ombre et de lumière, qui me correspond totalement.

VI. Une préparation magique : un onguent de vol

Aïe, aïe, aïe, le fameux onguent de vol qui est à l’origine de tant de légendes ! Pour ceux qui ne connaissent pas cet onguent, il est réalisé à partir de plantes toxiques et permet, en application cutanée, de développer sa perception au point de réaliser un voyage astral ou bien des travaux de divinations (si ça vous intéresse, j’en parle ici). Pourquoi cet onguent ? Eh bien premièrement car je suis très portée sur la divination et sur l’utilisation des pouvoirs des plantes pour y parvenir. Mais également car je suis très attirée par les plantes de la famille des Solanacées, qui composent 80% de cet onguent !

VII. Un outil magique : un chaudron

Voilà un objet magique que j’affectionne particulièrement ! Je n’en possède pas encore mais… ça ne saurait tarder. J’aime l’image du chaudron parce qu’il regroupe à la fois sorcière et druide, magie et cuisine. C’est au coeur du chaudron que tout s’anime, par la combinaisons des ingrédients, de la gestuelle, des incantations…

VIII. Un esbat : la Lune des Feuilles (octobre)

J’aime cet esbat pour les mêmes raisons que j’aime l’automne. La pleine Lune d’octobre est extrêmement puissante, c’est ma pleine Lune de prédilection pour la divination, la purification et la protection. La magie envahie l’air et devient presque palpable.

IX. Une appartenance ésotérique : Hedgewitch

Solitude, divination, ombre et lumière, magie ancestrale, clairvoyance, connaissance des plantes et de la Nature sont les maîtres mots de l’Hedgewitch (Vous voulez en savoir plus ? C’est par ici !). Ai-je besoin de développer pourquoi je m’y retrouve là dedans ?

X. Une couleur : grenat

Alors là, j’ai vraiment eu du mal à faire mon choix. Mon coeur balance entre le rouge et le vert. Le rouge c’est le feu, la vie, la passion, le sang. Et même si j’adore le vert, je crois que mon coeur appartient au rouge, qu’il soit grenat, couleur sang, lie de vin, bourgogne ou bien tirant sur le bordeaux.

XI. Un élément : l’Air

Ici aussi j’ai hésité un instant avant de faire mon choix. Air ou Terre ? Mais la symbolique de l’élément Terre évoque stabilité et passivité, deux choses qui ne me ressemblent pas du tout. Je me sens plus en adéquation avec l’Air, élément changeant, incertain, indomptable, tantôt doux et tiède, tantôt violent et glacé. Les choses sont plutôt bien faites d’ailleurs, je suis Verseau (élément Air).

XII. Un don : la clairvoyance et l’intuition

C’est un don impressionnant que j’ai depuis toujours, mais à double tranchant. En effet, avoir de l’intuition et être clairvoyante auprès de son environnement nécessite d’être extrêmement sensible à tout ce qui nous entoure. Alors d’un côté je perçois, comprend des choses que les autres ne voient pas, mais j’en prends également plein le museau en retour. Parfois, un simple mot peut avoir le pouvoir de me blesser d’une façon que vous n’imaginez même pas.

XIII. Une formation météorologique : de la brume

Je trouve cela tellement mystique ! Vous ne vous êtes jamais baladés un matin en forêt, avec une brume basse qui enlace les arbres ? Ou bien dans une large plaine où seule la cime des arbres dépasse de la brume ? On se croirait perdu entre les mondes, dans un lieu mystique et de quiétude.

XIV. Une famille de plantes : les Solanacées

Comme dit précédemment, je me sens attirée par cette famille de plantes. Pourquoi ? Eh bien, pour la dualité et pour le caractère pile ou face qu’elles possèdent. Pour que vous compreniez mieux, voici quelques plantes de cette famille : belladone, mandragore, datura, morelle, tabac, jusquiame, pomme de terre, tomate, aubergine, poivron. D’un côté, nous avons des plantes toxiques qui vous enverraient manger des pissenlits par la racine en moins de deux. D’un autre côté, vous avez des fruits et légumes qui composent la grande majorité de notre alimentation ! Mais ce n’est pas tout, les solanacées dites « mortelles » comme la belladone ou bien la mandragore possèdent de réelles vertus thérapeutiques si elles sont bien utilisées. De même, une consommation très excessive de pomme de terre peut mener à un empoisonnement. Oui, vous pouvez vous empoisonner avec des patates !

XV. Un ogham : Huathe, l’Aubépine

Ici encore, difficile de choisir ! J’aime tous les arbres et je ne savais pas si je devais choisir une essence qui me parle, ou bien une symbolique oghamique qui me correspond… Au final j’ai laissé parler mon intuition et c’est l’Aubépine qui m’est venue à l’esprit. L’aubépine est aussi appelé l’épine de mai et son énergie est directement liée à celle du sabbat de Beltane. En effet, cette essence et ogham représente la pureté, la lumière, l’union sexuelle sacrée, l’état mystique et le dévouement. Les légendes racontent également que les buissons d’Aubépine sont des portails, vers le monde des faes, vers le Sidh. S’endormir sous un buisson d’Aubépine augmenterait le nombre de chance d’être enchanté par les faes. Et qui ne connait pas la légende du fameux buisson sacré d’Aubépine présent à Avalon/Glastonbury ?

XVI. Une unité paysagère : la forêt

J’aime absolument toutes les unités paysagères de la nature. La mer et son air iodé, l’océan et ses falaises, la montagne et son air pur, la plaine et son horizon, la colline et sa verdure… Mais la forêt m’attire plus encore. C’est vraiment quelque chose qui vient des tripes, comme si j’étais intimement liée à elle, mais aussi de façon viscérale. Je fais partie de ces personnes qui peuvent partir se balader pendant des heures en forêt, sortant du sentier, sans jamais se perdre. Ces personnes qui n’ont pas peur de la forêt, de ses bruits, de ses craquements, et qui peuvent y dormir seules, à la belle étoile.

XVII. Un moyen de divination : le Tarot

J’affectionne et je pratique toute sorte d’arts divinatoires. Que ce soit la méditation, le voyage astral, les runes, les rêves, l’ogham, la divination par les éléments de la nature (augures, pyromancie, floromancie, hydromancie) ou bien la tasséomancie. Mais de manière générale, c’est avec le Tarot que j’ai les meilleurs résultats, bien que j’utilise des moyens de divinations différents en fonction des enjeux et de la question. Pour l’instant, je possède un seul Tarot, « le Tarot de la Forêt Enchantée », mais il me convient totalement et je n’éprouve pas le besoin d’en acquérir un autre. J’ai établi un lien particulier avec celui-ci, à tel point qu’il m’arrive parfois de pleurer au terme d’un tirage.

XVIII. Un symbole : un Triquetra

J’ai beaucoup hésité avec l’Ouroboros mais je pense que le Triquetra me correspond plus. Symbole celtique par excellence, il représente protection et puissance magique. Il honore le chiffre 3, sacré chez les celtes. Il fait écho à la féminité, aux 3 phases de l’existence (vie, mort, renaissance), aux 3 niveaux de l’être (l’esprit, le corps, l’âme), aux 3 mondes celtes (Keugant, Abred et Gwenved) ainsi qu’aux 3 âges de la femme (jeune fille, mère, vieille femme), honorant la Triple Déesse Hécate.

Retracer depuis votre site internet.

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Commentaires

  • Andreya

    Écrit sur 19 mars 2018

    Répondre

    Quel joli portrait que le vôtre.
    J’avoue que je m’y retrouve en partie (automne, Airmed (j’ai beaucoup aimé votre article, si je travaillais avec des divinités, je pense que je l’aurais choisi grâce à votre article), chaudron, Lune des Feuilles (j’aime beaucoup ce nom d’ailleurs), votre définition de l’hedgewitchery ici qui correspond beaucoup à mon idée de pratique, la couleur grenat, la brume, la forêt, le Tarot.

    Et quelle bonne idée de Taguée Lisbeth! Elle m’inspire énormément, écrit d’excellents articles et m’a offert le Tarot de la Forêt Enchantée que j’apprécie beaucoup également (et le seul complet que j’ai , l’autre étant le Tarot de La Sorcière de Nina Visallo mais qui ne contient que les arcanes majeures). J’espère qu’elle passera par là ou qu’elle fera ce tag sur son blog car j’ai hâte de lire ses réponses.

    Dans l’attente de votre prochain article…

    Andreya

    • The Bewitching Poisoner

      Écrit sur 20 mars 2018

      Répondre

      Je pense que tu peux surveiller le blog de Lisbeth, il est prévu qu’elle fasse ce TAG sous peu également 😉 Je craque sur beaucoup de Tarot, mais celui de la Foret Enchantée reste le meilleur à mes yeux !

  • Portrait de Sorcière | Ville Miroir

    Écrit sur 26 mars 2018

    Répondre

    […] inspiré par la pétillante Lisbeth Nemandi du Craigh Na Dun, elle-même menée par le blog de The Bewitching Poisoner. Ce n’est qu’une version ésotérique du portrait chinois, que j’ai trouvé […]

  • Anwen

    Écrit sur 27 juin 2018

    Répondre

    Bonjour,
    La Sorcière, la sublime Prêtresse qui chantait le cantique de la Nature, l’inspiratrice des hommes, la grande consolatrice, Celle qui était la promesse et la miséricorde, Celle qui était la science et guérissait toutes les blessures, a été chassée du temple.
    Chez tous les peuples en décadence nous voyons la femme qui a atteint un haut degré d’intellectualité, être l’objet de la persécution des hommes.
    La sorcière du moyen-âge en est le type immortel. Elle représente la femme savante, qui combattait, vaillamment, l’Eglise envahissante, qui luttait pour sauver la science que l’homme voulait étouffer, qui osait se poser résolument en face du prêtre, qui lui jetait à la face la preuve de ses mensonges, la preuve de son hypocrisie, la preuve de son abjection. Aussi, toutes les haines se déchaînèrent contre elle, et c’est l’écho de ces haines qui la présente à la postérité comme la mégère, méchante et redoutable, vieille et laide, qu’il fallait fuir et qu’il fallait craindre.
    Jules Michelet, dans son livre : « La Sorcière », nous a restitué ce beau type de femme, jeune et belle, intelligente et aimante, à qui une seule palme fut laissée : celle du martyr.
    L’ignorance a pris sa place et s’est faite orthodoxie. Alors, que va-t-elle devenir ?… Qu’elle le veuille ou non, la voilà destinée à l’oeuvre sourde des conspirations.
    « Humiliée dans les petites occupations, elle qui avait vu par-dessus nos fronts, dit Jules Bois, elle fut enfoncée dans les détails obscurs. La sibylle qu’elle porte en elle fait semblant de dormir, mais s’éveille parfois.
    « La femme est en tête de l’hérésie. Chassée du temple, elle devint la sorcière. Elle paya cette révolte du plus riche et du plus précieux de son sang. Les Albigeois et les Gnostiques la glorifièrent. La sainte Sophia était pour eux la Déesse invisible. C’est dans le massacre que fut noyée cette résurrection mystique de la femme. Plus tard, quand les Bohémiens arrivent à Paris, ils disent obéir à la sublime maîtresse du feu et du métal, prêtresse d’Isis, qui dans le dernier de leurs chariots penche un front couronné de sequins sur les livres antiques. Mais la pauvre sorcière du moyen âge est encore la plus dolente. On l’extermine par hécatombes. »
    Mais il faut un prétexte pour l’exterminer.
    On l’accuse d’exercer un pouvoir magique, occulte et tout-puissant, pour nuire à l’homme.
    Le synode de Paderborn, en son 6ème Canon, confirmé par un édit de Charlemagne, reprit la question des masques anthropophages en ces termes : « Quiconque, aveuglé par le Diable, croit, à la manière des païens, qu’une femme est sorcière et dévore des hommes, et brûle pour cela cette femme et fait manger sa chair par d’autres, doit être puni. »
    Donc, on mangeait des femmes !… et on accusait les païens de cette invention, pour les noircir !
    Le synode de Riesbach et Freisingen, en 799, dit dans son 5ème Canon que « les magiciens et magiciennes devront être emprisonnés, mais que, dans aucun cas, il ne pourra être attenté à leur vie ».
    Voilà des documents qui nous font connaître les mœurs qui existaient en ces temps.
    La puissance donnée aux femmes sorcières était immense.
    Et cependant, malgré la persécution, elle travaille, elle écrit, son esprit toujours actif se manifeste sous l’impulsion de sa plus brillante faculté, l’intuition ; c’est ce qui fait dire à Jules Bois, dans Le Satanisme et la Magie (p. 43) : « Elle se relève la nuit, écrit d’étranges pages, qui semblent ne jaillir ni de ses souvenirs, ni de ses lectures, ni de ses conversations. D’où alors ? Autour d’elle, on s’inquiète : comment croire à des fraudes ? On se récrie, on résiste, puis d’épouvante on accepte tout. C’est que l’invisible devient visible de plus en plus, il commande, il conseille, il investit la maison de sa présence outrecuidante, utile cependant. Il gère les affaires, prophétise, allonge dans la famille moderne l’ombre des vieux Dieux. »
    La Fée Mélusine, la femme savante et bonne, n’était-elle pas représentée dans un corps qui finit en serpent par le Catholique qui la maudit ?
    Après ce massacre de la Femme, qu’allait-il rester de la société humaine ?
    « La Femme universelle, toujours refoulée par l’Eglise, la Mère étouffée par la Vierge, la Femme vraie, sans fausse honte de sa nature et de ses dons » (Jules Bois). En effet, il restait la Nature avec ses éternelles lois. Il restait la Femme !..; Déesse sans autels, Reine sans royaume, qui n’ose avouer sa royauté,… mais la prend quand même !
    Mais toutes n’étaient pas des femmes fortes, des sorcières. Il y avait aussi les femmes faibles et amoureuses de l’homme perverti. Celles-là vont au prêtre, et ce sont les riches, les joyeuses, les heureuses, celles qui plaisent aux séducteurs par leurs complaisances ; elles lui apportent leurs amours et leur or. Qui oserait critiquer la sainteté de leurs intentions ? Aussi les maris se taisaient.
    Ces bons Pères ! on les comblait vraiment, on les traitait comme des dieux ; il n’y avait pas assez de belles dentelles pour leurs surplis, pas assez d’or pour leurs ornements, pas d’étoffe assez belle pour les vêtir,…les saints hommes !
    Des mains princières travaillaient pour eux, filaient le fin lin de leur robe… Et tout cela couvrait si bien leur boue, qu’on ne la voyait plus.
    Mais les femmes fortes allaient à l’homme maudit, à celui que, par un paradoxe fréquent, le prêtre appelait « Satan », c’est-à-dire à l’homme vrai, grand et droit. Elles allaient donc au diable, elles se donnaient au diable, modeste, pauvre, déshérité comme elles.
    Ce sont eux qu’on appelle les bons hommes, on les prend en pitié parce qu’ils n’ont pas l’astuce et l’hypocrisie des grands seigneurs de l’Église. Ces naïfs sont restés fidèles à l’antique loi morale ; aussi, comme ils sont ridiculisés, avilis, meurtris, les pauvres grands bons hommes, et hués par le peuple abruti ! Mais qu’importe à ces hommes ce qu’on dit d’eux ? il leur reste la vraie femme, la grande, c’est-à-dire tout, et c’est cela qui, finalement, les fera triompher.
    Cordialement.
    Lien : https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/

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