The Ozorian Experience

J’aime tous les styles de musiques. Tous ont leur charme, et tous font écho en moi. Depuis bien des années, j’ai découvert et adopté la musique dite « Trance ». Je crois pouvoir affirmer sans crainte que c’est sans doute le style de musique qui comporte le plus de sous-genres et de déclinaisons, de telle sorte que d’un registre à un autre, l’ambiance est totalement différente, de même que notre ressenti.

Ce phénomène musical rassemble globalement deux types de personnes : les « vrais », pour caricaturer, et les plus jeunes en quête de « rébellion », très critiqués par les premiers, à juste cause. Mais c’est un autre débat. À ce style de musique très particulier et très peu apprécié du grand public s’ajoute tout un univers propre qui touche le domaine de l’art, mais surtout un mode de vie et une grande ouverture d’esprit. Et c’est ce point qui m’a fait apprécier plus encore la Trance. De plus, cette musique lie nature et psychique, deux notions me correspondant totalement.

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J’ai donc décidé de participer à ce que j’appelle « The Ozorian Expérience », c’est-à-dire vivre le festival Ozora en Hongrie. Pour ceux qui ne connaissent pas ce rassemblement, il s’agit d’un festival de musique Trance, avec majoritairement de la Psy-Trance. C’est le plus grand rendez-vous et « the » référence pour les amoureux de cette musique. Aux deux scènes présentes au sein du festival s’ajoutent des dizaines d’ateliers : relaxations, yoga, massage, atelier manuel, expression artistique, exposition, cours de cuisine, danse et j’en passe. C’est un festival hors du temps et hors du monde, une réelle expérience à vivre.

« Le festival Ozora est né en aout 1999, entre le Lac Balaton et Budapest, au moment d’une éclipse totale du soleil. Un acte de naissance insolite, qui suscita alors la curiosité de milliers de travellers et addicts du monde entier…

Aujourd’hui Ozora est la plus grande fête tribale de Hongrie, un des paradis européen de la Psy-Trance. »

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C’est bien le mot, tribal. Sauvage aussi, mais pas dans le sens « savage », dans le sens « wild ». Oubliez tout ce que vous pensez connaitre avant de rentrer dans ce monde.

J’avais déjà participé à de nombreuses soirées et de nombreux festivals du genre avant. Notamment le Hadra en France. Je me rappelle, je me disais toujours « Ouah le festival Ozora, c’est quand même le niveau au dessus, j’aimerais tellement mais je ne sais pas si je pourrais un jour ! ». Cela me paraissait si loin, si inatteignable. Et puis il y a quelques mois, mon homme, qui partage la même passion, m’a proposé de partir à Ozora cet été. Comment refuser ? J’allais enfin vivre cette expérience ! Je n’avais que très peu de témoignage du festival, tous mes amis l’ayant fait me disaient la même chose « c’est quelque chose que l’on ne peut pas raconter, il faut le vivre ». Et j’allais le vivre.

Les jours précédant mon départ, j’ai eu quelques angoisses. Tous me parlaient de ce festival comme une expérience de vie, changeant complètement notre vision des choses. J’avais peur d’être déçue, ou bien peur de découvrir des choses sur moi que je n’apprécierais pas.

Après vingt-quatre interminables heures de trajet, ça y est, nous y sommes. Me voilà avec mon sac à dos devant le fameux « Welcome to Paradise » symbolisant l’entrée du festival. Je me souviens avoir beaucoup marché et installé ma tente sous la chaleur étouffante, puis avoir regardé tout autour de moi et m’être dit « je l’ai fait ».

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Je ne vais pas vous raconter jour par jour mes aventures, de même que je ne peux tout raconter, ce serait bien trop long. Mais à présent je sais, je comprends ce que mes amis m’avaient dit. « Il faut le vivre ».

Neuf jours de festival c’est long, c’est fatiguant, d’autant plus lorsqu’il faut beaucoup marcher et ce sous un soleil de plomb. Mais j’en retire tellement de bon souvenirs.

Tout d’abord l’ambiance. C’est les vacances, il fait beau, mon homme est là, de nombreux amis aussi, les autres festivaliers sont très sympathiques, tous le monde est là pour passer un bon moment et surtout, il n’y a aucune pression et aucun stress. J’ai passé mon festival sans avoir à me demander quelle heure il était, qu’est-ce que j’avais à faire, qu’est-ce que j’avais oublié, et ça, ça fait un bien fou.

Ensuite, la musique bien sûre. Beaucoup de grosses pointures étaient présentes, et toutes m’ont régalé. Il y a des artistes qui, uniquement avec leur musique, arrivent à rentrer dans ma tête et à m’emmener dans d’autres mondes. Commencer à écouter la musique le soir, fermer les yeux, les ouvriers et se rendre compte que c’est déjà l’aube. À l’inverse d’autres styles de musique, la Trance est une musique qui se partage. Autant entre l’artiste et ses festivaliers, que juste entre festivaliers. Il n’y a pas cette notion de distance et d’intouchable avec l’artiste. C’est juste une personne comme nous, qui prend du plaisir dans le son, qui partage et qui se mêle ensuite à la foule.

Un autre point que j’ai beaucoup apprécié, c’est la diversité culturelle. Certes il y avait beaucoup d’européens, mais pas que. J’ai eu le plaisir de parler à une Danoise, à un groupe de Californien, à un Australien et j’étais même voisine de trois Espagnoles. Durant mon séjour, j’ai croisé des personnes de tout horizon : sud-américains, africains, maghrébins, hindous, japonais, roumains, serbes, et même des amérindiens. Mais aussi des couples, des familles avec enfants, des personnes âgées, des personnes au style de vie très tribal, et j’en passe. Rien qu’en échangeant avec les autres, on apprenait de chacun.

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Enfin le cadre, comment ne pas en parler. Une gigantesque plaine au milieu de nulle part, légèrement vallonnée, bien verte et encerclée par des champs de maïs à perte de vue. Au creux de la vallée, des petits hameaux d’arbres pour profiter de l’ombre où on peut apercevoir des écureuils. Un magnifique ciel bleu avec un soleil étincelant la journée, des pluies orageuses parfois la nuit sinon un ciel magnifiquement étoilé, et un lever de soleil au ciel rougeoyant.

Au terme de ces neufs jours, j’étais contente de rentrer chez moi afin de retrouver mon confort, mon intimité et de me reposer également. Mais je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un pincement au coeur en repartant, et de ressentir un grand vide en arrivant à ma maison. Maintenant encore je parle et je raconte avec beaucoup de maladresse cette expérience. Je ne suis pas très douée pour mettre les bons mots là où il faut, mais une chose est sûre : c’est une expérience fantastique pour toutes les personnes ouvertes d’esprit ou désireuses de l’être. Une expérience à vivre.

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Commentaires

  • kat

    Écrit sur 25 mars 2017

    Répondre

    bin moi j ai adoré ton explication et, justement pendant que je lisais, je me disais « elle sait bien l´expliquer! je m y croirais! » 😀
    tu as su me transmettre ce que je ressens à chaque fois que je m apprête à aller à un festoch trance… j en avais bien besoin après un long hiver tranquille…merci! and hope 2 see u there! <3

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